Le Canon 7D Mark II

Le Canon EOS 7D Mark II

Sortie en octobre 2009 le Canon™ 7D s’est imposé ces dernières années comme la référence en boîtiers pour les photographes/réalisateurs offrant une qualité d’image photo et vidéo particulièrement impressionnante avec un capteur APS-C. Attendu avec impatience et de pied ferme, voici son remplaçant le 7D mark II que nous avons eu le plaisir et l’exclusivité de tester pour vous. Nous allons évidement mettre ce boîtier en comparaison de son illustre prédécesseur dont la réputation n’est plus à faire.

L'EOS 7D MkII rappelle immédiatement son prédécesseur en termes de design et de taille. C’est un boîtier qui se place clairement entre le 70D et le 5D mark III en gamme. Destiné donc aux photographes experts ou aux professionnels cherchant un modèle avec capteur 22,3 x 14,9 mm, capable de faire de la prise de vue rapide.

Voici la vidéo officielle https://www.youtube.com/watch?v=XMCsqhBYmzs

Résumé des caractéristiques techniques principales :

  • Nombre guide du flash : 11 pour 100 ISO
  • Capteur : CMOS 22.3 x 14.9 mm
  • Coefficient d'objectif : X 1.5
  • Résolution : 20 Mp
  • Mise au point : 65 collimateurs de type croisé par capteur CMOS dédié
  • Sensibilité ISO : 100 à 16000
  • Vitesse d'obturation : 30 sec à 1/8000 de sec & pose T
  • Couverture du viseur : 100 % avec grille & niveau électronique
  • Écran : LCD TFT 3" (7,7 cm) 1 040 000 pixels, vision à 170° avec niveau électronique
  • Vitesse synchro maxi : 1/250 de sec
  • Mode live view : oui
  • Alimentation : accu LP-E6N pour 670 vues environ
  • Étanchéité : oui à la poussière & à l'eau
  • Carte mémoire : Compact flash & SD
  • Motorisation : 10 images / sec, sans limitation en JPEG
  • Mode vidéo : Full HD (1080x1920)
  • Niveau à bulle : niveau électronique intégré
  • Interfaces : USB 3, Mini HDMI
  • Dimensions : 14.8 x 11.2 x 7.8 cm
  • Poids : 910 g

Nouveauté : Ergonomie / Design

D’un premier abord pas d’évolution majeure : on retrouve les même lignes, la même taille. Le 7D mark II possède cependant quelques finitions améliorées avec un châssis en alliage de magnésium et une résistance aux intempéries plus intéressante. On note également que l’obturateur est annoncé à 200 000 cycles soit 50 000 de plus que le 7D ou le 5D mark II.

Le dessus de l’appareil possède toujours le barillet de changement de mode d’exposition qui possède à présent un verrouillage en son centre. On retrouve les modes A+ pour automatique P, S, A, M et Bulb (B) ainsi que les C1, C2, C3 qui sont personnalisables. Le levier de la mise sous tension de l’appareil est juste en dessous. On retrouve toujours un Flash Pop-Up capable de piloter à distance des flashs externes SpeedLight. La répartition des touches, le long de l’écran LCD monochrome est identique : une  rangée de 4 commandes. La touche M-fn personnalisable est toujours présente à côté du déclencheur ainsi que la molette avant permettant le réglable de la vitesse. Le niveau de la batterie est signalé par 6 niveaux de charge.

Nouveauté intéressante pour les vidéastes : la molette arrière peut devenir sensitive. 

Sur le dos de l’appareil on trouve un levier commutable en photo/vidéo et une touche Quick pour accéder au résumé des options de prise de vue sur l’écran arrière. La roue codeuse avec son joystick à côté, qui font la marque de fabrique des boitiers réflex Canon™ sont toujours présente. Le verrouillage de cette roue est simplifié en revanche avec un loquet afin d’éviter de changer de réglages d’un coup de doigt ou de frottements. Pas de modifications particulière sur le côté gauche du boîtier à l’exception du bouton pour le style d'image regroupant désormais en plus le mode HDR, l'exposition multiple, mais on retrouve une touche pour noter les images, la loupe, le bouton lecture et la corbeille.

Le déclenchement discret, apparu sur le 5D Mark III est ici aussi intégré et est vraiment très impressionnant. Le 7D Mark II sera donc très intéressant pour les photographes animaliers ou de plateau désireux d’être silencieux.

On apprécie l'arrivée d'une connexion USB 3.0 et d'un système de géolocalisation (GPS, Glomas, Michibiki).

L’écran arrière n’évolue pas, seule la résolution est légèrement améliorée Le menu rappelle lui aussi le 5D mark III avec en évolution principale, un onglet réservé aux réglages de l’autofocus. Les options vidéo sont regroupées dans les menus spécifiques. Pas de mélange mode photos et vidéos donc.

En mode lecture, (touche play) pas de surprise : (lecture, zoom, données sur la prise de vue, développement du fichier brut, protection des images, recadrage, correction des couleurs, notation...), MAIS on peut désormais afficher deux vues côte à côte pour comparer des images.

Nouveauté intéressante : le boîtier intègre un intervallomètre accessible depuis le menu. Désormais, vous pourrez créer un time-lapse sans avoir à acheter une télécommande spécialisée. il est possible de basculer en mode illimité en sélectionnant "00" dans le nombre de vues et de combiner l'intervallomètre avec un bracketing d'exposition ou le mode HDR.

L'ensemble est alimenté par une nouvelle batterie qui garantit une autonomie donnée pour 670 vues et le boîtier avec son grip (nouveau modèle également) sont rétro compatibles avec l'ancienne batterie ELP-6.

Pour ce qui est de la visée, le 7D Mark II dispose d'un viseur optique qui couvre 100 % du champ avec un grossissement de 1x et un dégagement oculaire de 22 mm. Il est possible de changer les verres de visée et d'afficher de nombreuses informations à l'intérieur du viseur via un écran LCD monochrome : quadrillage, infos de prises de vue, niveau électronique etc…

Le boîtier dispose de 2 emplacements pour des cartes mémoires SD et CF. L'emplacement SD permet l'utilisation des cartes Wi-Fi et de contourner ainsi l'absence de Wifi intégrée qu’on regrette un peu.

Il est possible évidement  de configurer les deux emplacements pour fonctionner en mode débordement (si une carte est pleine, l'autre est utilisée), en mode séparé (en fonction des formats ou en mode duplication (pour faire une sauvegarde) et  choisir quelle carte recevra les fichiers vidéo.

Côté connectique, on trouve sur les côtés de l’appareil :

  • une entrée micro stéréo mini-jack (Ø 3,5 mm)
  • une sortie casque mini-jack (Ø 3,5 mm)
  • une prise synchro flash
  •  une connexion pour une télécommande filaire
  • une sortie casque
  • une sortie USB 3 avec protection anti-arrachement
  • une sortie HDMI non compressée avec protection anti-arrachement.

 

 

Qualité d’images :

Muni d’un capteur 20 megapixels, nous avons trouvé une qualité d’image excellente mais il est évident que le format APS C montre ses limites dans la monté en ISO. Le bruit électronique en haute sensibilité est cependant en net progrès par rapport au 7D.

Voici un comparatif à différentes sensibilités :

100 ISO

800 ISO

1600 ISO

 

 

6400 ISO

12000 ISO

 

 

Pas de mauvaise surprise de 100 à 1600 ISO : quasiment parfait. Le bruit électronique est très bien contenu. C’est à 3200 ISO que le bruit arrive et que les détails dans les zones sombres commencent à disparaitre. A  6400 ISO le bruit et le lissage sont plus présent mais reste tout à fait correct. En revanche cela va devenir compliqué à 12800 ISO, cependant le 7D n’allait pas si loin.

Grand évolution dans la mesure de lumière dotée de 252 zones pour la reconnaissance de scène contre 63 zones pour son prédécesseur.

Notons au passage que ce réflex dispose d'un correcteur d'exposition sur +/- 5 IL avec un bracketing d'exposition permet d'aligner 2, 3, 5 ou 7 vues sur +/-3 IL pour étendre la plage d'exposition de -8 à +8 IL. Intéressant pour les photographes en HDR.

VIDEO

Il est possible d’enregistrer aussi bien au format NTSC qu’en PAL

  •  HDTV 1080 29,97/25/23,976/24p ALL-I
  •  HDTV 1080 59,94/29,97/50/25/23,976/24p IPB
  •  HDTV 720 59,94/50p ALL-I
  •  HDTV 720 59,94/50p IPB

La compression IPB est plus lourde et réduit le poids du fichier : elle assure donc une meilleure capacité de stockage données.

Le format  HDTV 1080 à 50 ips, fait rentrer ce boîtier dans les standards actuels de la vidéo, mais pas de format RAW ou de cadences plus importantes pour tenter des ralentis fluides.
Désormais, la distorsion des optiques est corrigée à la volée lors de l'enregistrement vidéo si les données sont disponibles dans le boîtier.

La  sortie HDMI non compressée permet de raccorder un enregistreur externe pour une captation avec hauts débits. L'enregistrement en externe se fait en 8 bits 4:2:2. Il est possible d'enregistrer à la fois sur carte et via la sortie HDMI, mais dans ce cas, l'écran LCD n'est plus opérationnel.

Comme avec le 5D mark III, les reflex haut de gamme Canon™ offrent la possibilité d'enregistrer les vidéos dans un format AVC Intra, sans compression. Le boîtier enregistre aussi bien .MOV qu'en .MP4.

Autofocus :

La visée à 100% est lumineuse et le verre de visée est interchangeable : Vous avez donc la possibilité d'afficher des informations en surimpression de la visée optique. La visée est très confortable, et l’autofocus d’une rapidité incroyable. Parfait pour du sport ou des actions rapides (on pense à la macro photographie ou l’animalier).

Grace au levier de passage de la visée optique à la une visée sur écran, on bascule du mode photo au mode vidéo et ainsi permettre le cadrage 16/9 avant de lancer l'enregistrement vidéo.
L'affichage est parfaitement fluide, couvre naturellement 100 % du champ et il est possible de voir directement l'exposition à l'écran.

Le 7D Mark II intègre le module AF du reflex professionnel 1DX avec pas moins de 65 collimateurs croisés. (Contre 19 points avec le 7D et 41 points pour le 5D mark III). L’autofocus est particulièrement sensible même en basse lumière. Le menu AF ne comporte pas moins de 5 onglets …

Beaucoup de paramètres de choix de collimateurs sont disponibles permettant de configurer au mieux votre boîtier pour répondre à vos besoins et à la plupart des situations. C’est d’ailleurs exactement ce que l’on demande à un outil : de s’adapter à nos besoins et non l’inverse.

Conclusion :

Le successeur du 7D est bien parti pour devenir la référence des boitiers APS-C. Capteur à 20 Mpx, autofocus rapide que ce soit en écran ou en visée, mode rafale à 10 ips, mesure de lumière à 252 zones et mode vidéo HDTV (1080), obturateur à 150 000 cycles c’est une vraie évolution technologique.

La fabrication fait sérieux : Les sportifs l’apprécieront particulièrement. C’est un boîtier polyvalent qui satisfera les photographes experts ou professionnels sans problème.

Kelvin apprécie :

  • La qualité du boîtier
  • le bruit au déclenchement, très discret
  • la qualité d’image excellente et le bruit en hautes sensibilités très bien contenu
  • l’autofocus de très haute gamme
  • Les 65 collimateurs de visées
  • L’entrée micro
  • L’autonomie de la batterie
  • La rafale 10 images/s
  • Le GPS intégré.

Kelvin apprécie moins :

  •  L’absence de connexion wifi
  •  L’absence d’écran LCD tactile ou orientable
  •  L’absence de retro éclairage des commandes.

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Par Romain Chambodut, le 10/11/2014 | Catégorie : Test produit