Les derniers boîtiers Nikon 3/4 : D800 et D4 - Comparaison boîtiers, fichiers et print

Pour ce troisième opus de cette longue série consacrée aux derniers boîtiers Nikon™, nous vous proposons un comparatif entre D4 et D800, réalisé en conditions réelles sur le terrain.

D'abord, nous comparerons rapidement les deux boîtiers en terme d'ergonomie, puis nous comparerons en détail pour chaque prise de vue :

  • les fichiers numériques (issus de RAW 14bits convertis sous Lightroom 4)
  • les tirages papiers effectués à l'aide d'un traceur jet d'encre Epson Stylus pro 7890, au format 30 x 45 cm (A3) sur papier glossy

Les conditions de prise de vue

- Les berges du Rhône à Lyon, vue sur le pont Wilson et l’Hôtel-Dieu. Nous avons attendu la nuit tombée pour ne pas avoir de variation rapide de luminosité (comme cela aurait été le cas à l'heure bleue). Le temps était très couvert

- Shoot sur trépied carbone Gitzo, avec temporisation miroir relevé de 2 sec pour les deux boîtiers

- Objectif Nikon AFS 24-70 mm f/2.8

- Option "Réduction du bruit" (lié aux poses longues) activée sur les deux boîtiers

- Option "Réduction du bruit ISO" désactivée sur les deux boîtiers

- Images issues de fichiers RAW 14bits, seulement ouverts sous Lightroom 4

Les boîtiers face à face

Sans vouloir gâcher le plaisir de la surprise, nous pouvons immédiatement annoncer la couleur : le D4 et le D800 partagent quelques éléments comme le module Autofocus, mais sont pourtant des boîtiers radicalement différents. La plupart du temps, on trouvera sur le D4 les quelques raffinements (ou éléments de robustesse) en plus qui font la différence sur une utilisation intensive au quotidien et dans toutes les conditions. Ce sont ces petits détails qui classent le D4 parmi les monstres de prise de vue qui ne sont guère dans le compromis.
Ce blog étant consacré à la pratique photo, nous avons souhaité aller droit au but, c'est à dire les images ! Nous passerons donc rapidement sur les différences entre boîtiers avant de s'attaquer au comparatifs des images dans le paragraphe suivant.

Prise en main : la première chose à laquelle le photographe est confronté quand il utilise un appareil est la prise en main. Le D4 est un boîtier disposant d'un grip intégré monobloc. La prise en main est exemplaire, même avec des mains relativement grandes. Les doigts trouvent leur place naturelle sur le grip. Le grip vertical propose encore plus de place en hauteur pour répartir les doigts. Le D800 propose une prise en main beaucoup plus étroite pour les doigts, mais jouit en contrepartie d'une compacité intéressante.
Les deux mini-joystick/pad supplémentaires présents sur le D4 (un en prise classique, et un autre en prise verticale) dotent l'appareil d'une meilleure rapidité pour le réglage de l'autofocus. Notons que ces joysticks sont une nouveauté du D4. Ils sont absents du D3 et D3s et avaient été bruyamment réclamés par les utilisateurs. Le mini-joystick en prise classique vient d'ailleurs remplacer le bouton "AE-L / AF-L" qui disparaît.
Le D800 a été utilisé sans grip, il est donc difficile de comparer. En version "boitier brut" : Avantage D4 indéniable.

Le poids : Le D800 a un avantage certain sur ce plan. C'est un boîtier beaucoup plus compact et léger. Bien qu'un effort ai été fait sur le poids du D4 par rapport à ses prédécesseurs monoblocs, le D800 a également bénéficié d'une amélioration par rapport au D700. Le D800 garde l'avantage logique.

Viseur : le D4 propose un viseur à peine plus lumineux et un dégagement oculaire un peu plus important (18mm, contre 17mm), ce qui le rend plus confortable et un peu plus facile à utiliser pour les porteurs de lunettes. A noter également que le viseur du D4 est légèrement en surplomb par rapport à l'écran LCD arrière de l'appareil (cela est bien visible sur la photo de coté ci-dessus). Ce petit déport apporte un confort en utilisation prolongée : le nez s'écrase moins contre l'écran arrière (et cela permet accessoirement à celui-ci de rester plus propre). Avantage D4.

Roulettes : le crantage est plus "rude" sur le D4, que ce soit les deux molettes de réglage principales sous le pouce et l'index à droite, ou la roue de réglages de motorisation à gauche du prisme. Celle du D4 est d'ailleurs moins confortable que celle du D800. Ceci dit, cette roue est justement illuminée sur le D4, alors qu'elle restera dans l'obscurité sur le D800. Le dôme du D4 est protégé contre les projections venant de l'avant. Léger avantage D800 pour le confort.

Connectivité : Le D4 intègre une prise pour le transmetteur WIFI WT-5, ainsi qu'un port Ethernet RJ-45, en plus des désormais classiques USB, HDMI, micro et casque audio (présents sur le D800). Le Wifi WT-5 permet aussi le contrôle à distance depuis un ordinateur ou une tablette et le déclenchement multi-boîtiers (une dizaine de boîtiers).

Autonomie : Le D4 a l'avantage grâce à une batterie de plus grande capacité. On shoote environ 1500 images avec un D4 à pleine charge et environ 800 avec un D800 selon nos propres tests (et des batteries neuves, pas vraiment à leur niveau de performance maximale).

Durée de vie : Même si cela n'est donné qu'à titre indicatif par Nikon, le D4 est donné pour 400 000 cycles de déclenchements, tandis "que" le D800 n'est testé "que" pour 150 000 déclenchements.

Le test pose longue

Pour cette image, nous avons utilisé comme paramètres de prise de vue : 70 mm, f/8, 100 ISO, 10 sec.

Les fichiers numériques en détail

A cette taille, on ne visionne aucune différence flagrante, si ce n'est dans le traitement des couleurs qui varie très légèrement sur les deux appareils (la balance des blancs est la même au développement Lightroom). On note en passant que sur cet aperçu à taille web, l'image issue du D800 semble moins définie que celle du D4 : En effet, le redimensionnement pour le web d'une image en très haute définition pose problème. 

Penchons-nous à présent sur des détails dans ces deux images.
Voyons d'abord un détail près du centre :

D4 à gauche, D800 à droite, taille réelle des pixels pour les deux fichiers
 

Une différence flagrante apparaît immédiatement : la haute résolution du D800 s'exprime et l'on perçoit des détails inaccessibles (ou à l'état d'ébauche) sur le D4.

Voyons cela point par point :

  • Détails : On parvient presque à lire le texte des panneaux indicateurs de directions, ou encore la publicité sur le véhicule garé sous le pont sur l'image du D800. Sur le D4, cela reste vague et cela est aussi très flagrant sur le feuillage des arbres (attention, ce détail est à modérer avec le vent présent à la prise de vue, et la cheminée sur l'image précédente dans l'article nous indique qu'un léger vent était présent lors de la prise de vue au D4)
  • Dynamique : En observant attentivement les dégradés de lumière le long des lampadaires d'éclairage public ou encore les éclairages violents sur la façade du bâtiment historique, on ne voit pas de différence. Dans les zones sombres (arbres et sous le pont), aucune différence flagrante de modelé et de relief n'apparait non plus.
  • Piqué : si on fait abstraction de la grande différence de résolution, on n'observe pas de différence flagrante de définition à la taille réelle des pixels.
  • Bruit : absent autant que l'on peut en juger sur cette portion assez lumineuse de l'image.

Voyons maintenant un détail près du bord droit de l'image :

D4 à gauche, D800 à droite, taille réelle des pixels pour les deux fichiers
 

En analysant et comparant ces deux images, nous arrivons à un point clé et intéressant de ce comparatif :

  • Détails : A priori, le D800 devrait être largement plus détaillé grâce à sa résolution supérieure. Et pourtant, en visualisant attentivement le fichier à 100%, on s'aperçoit que l'image issue du D4 recèle plus de détails fins.
  • Dynamique : comme sur l'image au centre, aucune différence n'est à noter ici
  • Piqué : on voit une nette différence entre les deux images. L'image issue du D800 semble largement moins piquée (et l'on pourrait dire que la définition est moindre). On commence à se demander si cette zone peu piquée sortira molle lors de l'impression, ou si ce manque de piqué sera absorbé par la résolution importante.
  • Bruit : dans l'aplat sombre du ciel, on observe un bruit très discret sur le D800 à taille réelle. On est égalemet en droit de se demander s'il sera visible sur le tirage.

Le tirage papier comme arbitre de la définition

Les questions soulevées lors de la comparaison des fichiers numériques (au centre et sur les bords) à une résolution différente, trouvent une réponse impartiale dans le tirage jet d'encre. Nous comparons donc à présent deux images au format 30 x 45 cm (A3) tirées par un traceur jet d'encre Epson Stylus pro 7890, sur papier glossy (avec profil papier).

  • Détails et piqué : Si on visionne les deux tirages à environ 1,50 m de distance (une distance "exposition" disons), il est presque impossible de dire lequel est issu de quel boîtier. Cependant, dès que l'on se rapproche, on perçoit des différences : Sur une grande partie de l'image, le D800 domine et un examen un peu rapproché permet d'apprécier un gain de définition visible sur un tirage A3. les détails sont mieux rendus et les contours des personnages potelés au sommet du clocher de l'Hôtel-Dieu sont mieux définis par exemple (idem pour le véhicule garé sous le pont ou les panneaux de circulation). Le D4 n'est pas en reste pour autant et si l'on n'avait pas un tirage de D800 à coté, nous ne pourrions pas nous plaindre, car l'image issue du boîtier pro est très belle et détaillée. Et on constate d'ailleurs que l'image du D4 est plus détaillée que celle du D800 dans les angles. Notre question a donc trouvé sa réponse : le D800 met l'optique à rude épreuve (nous l'avions déjà remarqué dans le test de l'article précédent) et la moindre faiblesse de celle-ci est démultipliée par le capteur. Nous pouvons donc affirmer que cette faiblesse est visible sur un tirage A3 et n'est pas compensée par la haute résolution de l'appareil. Rappelons tout de même que l'optique utilisée est un 24-70 mm Nikon, zoom pro "haut de gamme", fermé à f/8 (et non à pleine ouverture).
  • Dynamique : comme sur les fichiers numériques, aucune différence n'est visible dans ce domaine
  • Modelé général : Comme dit plus haut, les deux images sont agréables et possèdent un contraste et un modelé proches pour ne pas dire identiques. Il est quasiment impossible de faire la différence entre les deux à une distance de visionnage raisonnable.

Ce premier tirage papier nous fournit donc une information importante : le D800 met les optiques à rude épreuve et la moindre défaillance d'homogénéité (ou de piqué) sur l'optique utilisée se verra sur un tirage car elle ne semble pas compensée par la haute résolution, mais plutôt amplifiée. Il est donc plus difficile d'obtenir une image homogène avec un D800, plutôt qu'avec un D4. De plus, d'après un tirage A3, on peut imaginer que le gain en détail du D800 n'est vraiment percutant que pour des tirages de taille supérieures.

Nous mettons à votre disposition les deux images en haute définition (TIF 16 bits converti sous Photoshop en « jpg 10»), afin que vous puissiez faire vos propres tests :

Le test bruit ISO

Ce test a été réalisé dans des conditions proches du test précédent. Même endroit, toujours sur trépied, mais avec une ouverture de f/5.6, en faisant varier la sensibilité ISO et la vitesse.

Nous avons effectué ainsi tout un ensemble d'images avec les deux boîtiers dans les mêmes conditions, de 1600 à 12800 ISO.

Voyons d'abord les fichiers numériques

A taille écran sur le web, les différences sont quasi-invisibles, comme nous l'avons déjà vu au dessus. Nous proposons donc de passer immédiatement aux détails pour les tests en haute sensibilité.

Nous allons parcourir le même détail au centre de l'image (voûte du pont) à 1600, 3200, 6400 et 12800 ISO. Pour chaque image, nous recommandons de visionner l'image en taille réelle en cliquant le lien correspondant :

D4 et D800 - 1600 ISO - Cliquez ici pour visionner en taille réelle

D4 et D800 - 3200 ISO - Cliquez ici pour visionner en taille réelle

D4 et D800 - 6400 ISO - Cliquez ici pour visionner en taille réelle

D4 et D800 - 12800 ISO - Cliquez ici pour visionner en taille réelle

A 1600 ISO, le D800 est déjà bruité (comparé au D4), et dès 6400 ISO, on assiste à une chute importante du contraste (à cause du bruit). Pour les deux boîtiers cependant, la capacité à conserver les détails reste très bonne jusqu'à 12800 ISO. La dynamique reste excellente et même à 12800 ISO, on n'observe pas de zone claire qui perd de la matière. Pour les deux boîtiers, le bruit reste très maîtrisé en terme de chrominance (pas ou peu de couleur dans la matière du bruit électronique).

Ainsi, on peut voir qu'à la taille réelle des pixels, le D4 maintient un avantage confortable en gestion de bruit : on constate environ 1,5 IL de mieux sur les images du D4 en terme de bruit électronique : l'image à 1600 ISO du D800 est à peu près bruitée comme celle du D4 à 6400 ISO. Cependant, ces comparaisons à taille réelle des pixels posent une question : la différence de résolution entre les deux boîtiers peut-elle avoir un impact sur la finesse du grain une fois ramené à la même résolution, ou sur un tirage papier.

La réponse nous attend dans la section suivante...

Le tirage papier comme arbitre du bruit

Nous avons vu au dessus que le D800 montrait un niveau de détail élevé sur le tirage à 100 ISO, plus fin que le D4 sur une bonne partie de l'image; et nous venons de remarquer que le bruit en haute sensibilité était assez gênant à taille réelle des pixels sur le D800 (comparé au D4). Qu'en est-il donc si nous comparons des tirages A3 à différentes sensibilités ? Comme pour le test précédent, nous avons donc réalisé des tirages papier comparatifs des images issues des deux boîtiers, toujours au format 30 x 45 cm (A3) tirées par un traceur jet d'encre Epson Stylus pro 7890, sur papier glossy (avec profil papier). Nous détaillons ici les tirages à 1600 et à 6400 ISO.

1600 ISO :

  • Détail : à cette sensibilité, la restitution des détails est excellente pour le D4 comme pour le D800. On peut apprécier tous les détails de l'image, avec une palette de couleur riche et une dynamique intacte. Le D800 a l'avantage sur une grande partie de l'image grâce à sa résolution élevée et l'on constate toujours un manque d'homogénéité comme précédemment. Le D4 est légèrement en retrait si on regarde de près, mais le tirage est plus homogène, aussi piqué au centre que sur les bords et les coins.
  • Bruit : le bruit est pour ainsi dire invisible sur les deux tirages (D4 et D800). En collant le nez sur le papier, on détecte un peu matière, mais il est difficile de dire que c'est du bruit si l'on n'a pas vu le tirage 100 ISO auparavant. Comme nous nous demandions plus haut, la résolution supérieure du D800 semble absorber le bruit légèrement au supérieur au D4. Aucun des deux boîtiers n'a l'avantage ici.
  • Contraste : Pas vraiment de différence de contraste à noter ici.

6400 ISO :

  • Détail : A cette sensibilité élevée, on lit toujours très bien l'image. Les détails sont toujours présents et lisibles aussi bien pour le D4 que le D800. Le D800 a toujours l'avantage sur la définition.
  • Bruit : Le bruit est présent sur les deux tirages et l'observateur à "distance d'exposition" perçoit déjà le léger grain. Nous pouvions penser qu'à partir de cette sensibilité, le D4 prendrait définitivement l'avantage en terme de bruit. Cela n'a rien d'évident. Comme dit plus haut, la résolution élevée du D800 permet d'affiner le bruit de façon conséquente lors du tirageForce est d'admettre que, sur ce tirage A3, le D800 est exactement identique au D4 en terme de bruit à 6400 ISO.
  • Contraste : on observe une perte de contraste importante sur le tirage du D800 par rapport au D4. L'image du D4 semble bien plus naturelle et plaisante à regarder, tandis que celle du D800 semble avoir été légèrement débouchée logiciellement.

Comme précédemment, nous vous proposons un fichier haute définition pour chaque boîtier (convertis directement des RAW 14bits sous Lightroom4 en « jpg 90»):

Conclusion

Cet ensemble de tests très simples sur le terrain nous a permis de confronter de façon relativement objective deux boîtiers assez différents, tous deux destinés à des photographes exigeants. Les deux appareils fournissent une qualité d'image très élevée et un haut niveau de détail à 100 ISO sur des tirages A3.

Pour les amoureux de précision, le D800 est évidemment tout indiqué car les tirages fourmillent littéralement de détails. Cependant, comme nous l'avions déjà indiqué dans le test, le test du tirage confirme que des optiques de très haut niveau sont nécessaires pour obtenir une homogénéité correcte sur toute l'image, et tout un ensemble de contraintes liées à la haute définition sont à gérer afin d'obtenir cette qualité. La très haute qualité n'est donc obtenue qu'au prix de contraintes de prise de vue assez importantes.

Le D4 est à l'aise à toutes les ouvertures y compris avec d'anciennes optiques et fournira des images homogènes (et déjà très détaillées) sur un tirage A3, dans toutes les conditions et cela avec beaucoup de naturel en terme de rendu (le contraste de la scène est très bien conservé jusqu'à 12800 ISO). Le D4 assoit donc sa place de machine de reportage à toute épreuve, capable de délivrer immédiatement des images de qualité dans toutes les situations.

Cependant, il ne faut pas cacher notre surprise lorsque que le tirage à 6400 ISO du D800 est apparu : là où nous pensions assister à une victoire franche du D4, le D800 conserve l'avantage en terme de détail et finesse, fournissant une image encore extrêmement détaillée avec un bruit peu gênant (contrairement à ce que nous avions vu à la taille réelle des pixels). Seul le contraste est réellement affaibli, et cela peut sans aucun doute se régler au traitement.

NOTE IMPORTANTE : A la vue de tests très récents, il semble que l'objectif 24-70 mm utilisé pour ce comparatif ai un soucis de "bascule" (mauvais centrage des lentilles). Cela est difficilement décelable sur un boitier comme le D3 ou D4, et particulièrement flagrant sur le D800, comme le montrent les images présentées dans ce test.

Il est donc important de modérer les propos tenus ce-dessus : les angles de l'image au D800 avec le 24-70 à f/8 (ou f/5.6) ne sont sûrement pas aussi dégradés avec un objectif bien réglé et révisé.

Cependant, cela nous permet d'insister sur un point important : Les images de ce comparatif été réalisées avec le même objectif défectueux sur le D4 et le D800. Le comparatif reste donc valide en un sens : le D800 met en avant et amplifie des défauts optiques extrêmement discrets sur des boîtiers de résolution inférieure, prouvant qu'il est bien l'appareil exigeant que l'on décrit dans ce comparatif.

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Par Thomas Carrage, le 23/04/2012 | Catégorie : Test produit